Malgré le fait qu'on s'apprête à lui rendre un hommage modeste, Jean-Paul, écrivain en perte d'inspiration et fonctionnaire, a plus que jamais le sentiment d'être tombé dans l'oubli et d'être dépassé par son époque. Autour de lui gravitent sa fille Julie, son petit-fils Martin, ses clients Marcel et Michel, son éditeur Maurice ainsi que Jacek, un vieil ami venu de Pologne en compagnie de son neveu Janusz. Derrière cette évocation caustique des obsessions médiatiques des années 2000, se met aussi en place une allégorie empreinte d'ironie sur les dangers qui peuvent guetter l'artiste contemporain : précarité du statut social, perte de sens et cynisme.

Les trois personnages principaux étant interprétés par les metteurs en scène Jean Pierre Lefebvre (réputé réalisateur qui a présenté plus de 10 long-métrages à Cannes,  dans le rôle de Jean-Paul), Robert Morin (vidéaste émérite des 30 dernières années dans le rôle de Michel) et Teo Spychalski (directeur du théâtre Prospero et figure importante du théâtre expérimental polonais des années 70).